PMA, je t’aime… PMA, je te déteste

Un parcours en PMA,

c’est éprouvant,

c’est long,

c’est beaucoup d’amour,

c’est de l’angoisse,

c’est de la peur,

c’est complexe et incertain.

Il y a d’abord les rdvs… Comme le service est très demandé, tu as un long délai entre ta prise de rdv et le jour J. Pour nous, c’est 3 mois. Et crois-moi quand l’envie d’enfant est là et que tu dois attendre 3 mois pour une prise de contact où on va tout t’expliquer et bien c’est très long !

Ensuite, tu ne choisis plus les rdvs… Et bien non, quand tu commences les traitements, tu es sous surveillance. Prise de sang – écho de contrôle… tout dépend de ton cycle et de son évolution. Le matin, tu te rends au centre, on te fait une écho et/ou une prise de sang et puis tu attends. Tu attends l’après-midi et l’appel des infirmières qui t’annoncent la suite.

C’est aussi beaucoup d’aiguilles… Et oui, dans mon cas, c’est injection le soir entre 18h et 20h. Et aussi, injection le matin certains jours. Et la dernière injection à l’heure dite d’un produit huileux qui fait mal. Toutes ces injections se font dans le ventre en sous-cutanée. C’est aussi de nombreuses prise de sang pour contrôler tes taux hormonaux. Et finalement, le cathéter le jour de la ponction (mais lui, secrètement, tu l’aimes car il va te permettre de planer pendant la fameuse ponction).

Toutes ces injections et piqures laissent des traces… Les bras et le ventre sont couverts de bleus, certains sont douloureux d’autres pas.

Heureusement, pendant ces jours incertains et chargés, tu as l’amour des futurs parents. L’amour qu’ils se portent mais aussi qu’ils portent au probable futur enfant. Soyons clair, si le couple ne s’aiment pas profondément, il ne survit pas à un parcours en PMA. Parce qu’il en faut de l’amour pour concevoir un enfant, un acte tellement personnel et intime, avec les infirmières – médecin – biologiste. Il en faut de l’amour pour subir les contraintes du parcours. Il en faut de l’amour pour ne pas se rejeter la « faute ».

Et puis, il y a l’attente… la longue attente. Parfois 12 jours, parfois 15 jours… Ces longues journée qui suivent un transfert pendant lesquelles tu te demandes si l’embryon s’accroche. Où tu t’écoutes (un peu trop), où tu essayes de déceler le moindre signe qui te fait penser que oui et le moindre signe qui te fait penser que non. Et à ce jeu-là, l’esprit et le corps jouent de sales tours. Ces journées où tu te demandes si tu ne fais pas tout ça pour rien.

Le « tout ça » étant les médocs à prendre par voie vaginale après la ponction et jusqu’au verdict de la prise de sang, et ce 3 fois par jour (autrement, c’est pas marrant).

Ces longues journées où tu dois garder le moral et rester positive alors que tu n’as qu’une seule envie, c’est te jeter sur le premier test de grossesse qui passe ! Sauf qu’avec les doses d’hormones que tu as reçus et que tu prends encore et bien le test serait fausser.

Un parcours en PMA,

c’est lourd,

c’est contraignant,

c’est de l’incertitude

c’est angoissant

MAIS

Parfois un parcours en PMA, c’est du bonheur. C’est le bonheur d’un positif. Le bonheur au fil des mois de voir son ventre s’arrondir et de sentir de petits mouvements. C’est le bonheur après 8 mois et demi de découvrir son fils, de découvrir cet enfant qui sans la médecine ne serait pas là, de découvrir cet enfant qui ressemble à ses deux parents.

Ce bonheur, on la vécu en 2013… on espère le revivre bientôt…

Article écrit le 26 octobre 2015 – en plein essai pour Mini
Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s